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Ni pute ni soumise…tu parles 18 novembre, 2010

Posté par presidentielles2012 dans : Sarkozy,UMP , ajouter un commentaire

Jeudi soir, c’est envoyé spécial sur France Sarko 2. Et là, quelle agréable surprise pour votre serviteur qui ne regarde jamais le programme télé, un reportage sur les coulisses du remaniement gouvernemental.

Et là, jouissance. Oui, je l’avoue, les mains tremblantes de plaisir, je regarde avec délice la chute de Fadela AMARA. Connue, au départ avec l’association « ni pute, ni soumise », cette ancienne Ministre de la Ville classée à gauche (note pour le lecteur : ce n’est pas encore là qu’il faut rire !) nous montre tout son désarroi de quitter le gouvernement.

Non, ce n’est pas pour son bilan qu’elle a été virée…mais, raconte-t-elle sans rire, parce qu’elle a traité Fillon de « bourgeois de la Sarthe » ! Insulte suprême s’il en est, surtout pour cette femme au langage bien moins policé d’habitude.

Ni pute, ni soumise Fadela ? Proche de Ségolène Royal en 2007, elle se jette dans la gueule de Sarko dès sa candidate battue pour entrer au gouvernement. Comme appeler une personne qui renie ses engagements, qui foule du pied ses convictions pour un emploi ? Une pute ? Une femme soumise ?

En tout état de cause, la soupe devait être bien bonne puisqu’elle en veut désormais à tous ceux qui l’ont « chassé » du gouvernement. Alors, elle balance Amara, sur Fillon qui ne l’a jamais écouté (pourtant, elle y serait bien restée auprès de « l’autiste »), sur Bachelot et son bilan à la jeunesse et aux sports…Ah Fadela, au moins as tu le sens de l’humour…

Apprendre à la télé, en même temps que le quidam des français, qu’elle est virée du gouvernement…C’est dure. Pourtant, elle n’en veut visiblement pas à Sarko, celui qui a eu un « grand courage » politique pour la nommer. Courage ? Amara n’a-t-elle toujours pas compris qu’elle a fait le jeu de la première période du mandat Sarko, celle de « l’ouverture », période pendant laquelle le Président a tenté de voler à la gauche quelques têtes de série afin d’affaiblir la gauche, de la diviser, voire de la ridiculiser.

C’est que le petit homme de l’Elysée reste pour l’heure le gardien de la marmite de soupe. A défaut d’avoir eu sa louche quotidienne, sans doute espère-t-elle encore avoir une cuillère, même petite de cette soupe. Alors, il ne faut surtout pas se fâcher avec le gardien au risque de se voir privé de toute miette.

Remarquez, elle n’a pas tord Amara…Quand on regarde l’accès à l’emploi dans les banlieux, on se dit qu’elle risque de pointer à Pôle Emploi un bon moment si elle n’a pas l’aide du Président.

Moralité : dans les banlieux, c’est pire qu’avant son passage au ministère de la ville…Et pour s’en sortir, mieux vaut-il avoir un bon relationnel.

Ni pute ni soumise…tu parles Fadela !

La guerre des centres aura-t-elle lieu ? 15 novembre, 2010

Posté par presidentielles2012 dans : MODEM,Nouveau Centre , ajouter un commentaire

Il existe un grand fantasme politique français qui consiste à croire que le Centre pourrait gouverner le pays et ainsi devenir la « première force politique » française.

Attention, par Centre, nous entendons une force politique indépendante des partis majeurs, un mouvement tendant ni à gauche ni à droite. Il ne s’agit donc pas de l’UDF version Giscard de 1974 (qui était clairement un parti de droite chrétienne), ni du Nouveau Centre d’Hervé Morin qui est lui aussi identifié à droite.

Le dernier « représentant » de ce Centre est le MODEM. Illusion de 2007, le parti de Bayrou n’a pas tenu ses promesses. Depuis l’excellent score de François BAYROU, ce MOuvement DEMocratique prend claques sur claques aux élections « intermédiaires ». C’est qu’une fois encore, les politistes et autres journalistes ont cru au fantasme de ce centre indépendant alors que le score de Bayrou s’explique tant par la nature de l’élection présidentielle que par les candidats en présence qui étaient particulièrement clivant tant pour la droite que pour la gauche.

L’élection présidentielle est la rencontre d’un homme avec la nation, reléguant le parti politique au second plan, à une machine à soutenir sur le terrain l’homme qu’il soutient.

De manière factuelle, le centre a toujours été, et restera, une force d’appoint permettant au candidat, le plus souvent de droite, de remporter le second tour de l’élection. Croire l’inverser, c’est se leurrer, c’est continuer de croire à ce vieux fantasme d’un centre majoritaire.

Sous cet éclairage, la guerre des centres lors de la présidentielle à venir est illusoire : Borloo, Morin, Bayrou…autant de personnalités qui se battent pour ne jouer que les seconds couteaux !

2002, à l’envers, ça fait toujours 2002 ! 14 novembre, 2010

Posté par presidentielles2012 dans : Les candidats , ajouter un commentaire

Rappelons nous 2002. Une gauche éclatée en une multitude de candidatures est battue au premier tour par le Front National qui se retrouve qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle face à Jacques Chirac.

Ce scénario peut-il se reproduire en 2012 ?

Bien que la gauche ne soit pas, pour l’heure, prête à affronter le suffrage universel en 2012, c’est bien pour l’UMP que se pose le risque du « syndrome 2002″ en 2012. En effet, s’il ne fait pas mystère que le président Sarkozy se présentera pour briguer un second mandat, les candidatures de droite « anti sarko » commencent à fleurir dangereusement.

La droite risque de se présenter particulièrement morcelée en 2012 avec, pour ne citer qu’eux, Dominique de Villepin, Hervé Morin, Jean-Louis Borloo, Nicolas Dupont-Aignan.

Or, si Jean Marie Lepen ne sera pas candidat, c’est sa fille, Marine, qui risque de tirer les marrons du feu en arrivant au premier tour devant le président sortant.

N’oublions pas que Sarkozy est au plus mal dans les sondages et que les différents candidats de droite tenterons de s’approprier les voix des nombreux électeurs déçus par l’action du Président sortant.

La campagne risque donc d’être particulièrement difficile pour un président trop affaibli et au bilan largement condamné par les français.

Dans ces conditions, il n’est pas si inimaginable d’imaginer un premier tour avec un PS autour de 24 %, une extrême droite à 19 %, un Sarkozy à 18 %, un Modem à 15 %, un Villepin et un Front de Gauche à 8-10% …

2002, à l’envers, ça reste 2002, mais avouons que pour les électeurs de gauche, ce 2002 là sera beaucoup plus intéressant !

 

Un gouvernement UMP au service de Sarkozy !

Posté par presidentielles2012 dans : Non classé,Sarkozy , ajouter un commentaire

C’est dans une indifférence toute relative que Nicolas Sarkozy a procédé à un remaniement ministériel qui marque le début de la campagne présidentielle 2012.

Après plusieurs mois d’attente, les français ont découvert ce soir dans les JT de 20h00 un gouvernement peu resserré (30 ministres au lieu de 37 !), sans réelle surprise, avec des sortants attendus (Rama Yade, Kouchner, Amara, Bockel…), des entrants qui l’étaient tout autant (Juppé, Leroy, Bertrand…).

Il ne faut pas être un grand analyste politique pour tirer les enseignements de ce remaniement. En quelques mots, ces changements sont :

- un virage à droite avec un gouvernement débarrassé de toute ouverture à gauche (Bockel, Kouchner, Amara)

- des personnalités discutables évincées avec notamment le départ de Woerth, Rama Yadeet à moindre mesure Estrosi

Au delà de ces deux constatations, nous pouvons toutefois constater que le Premier Ministre s’est imposé au Président, ce qui renforce considérablement sa position, mais lui ôte toute perspective présidentielle pour 2012.

Autre fait marquant, le départ volontaire de Jean-Louis Borloo qui devient ainsi un candidat plausible pour 2012, tout comme Hervé Morin qui s’est quant à lui déjà annoncé sa candidature.

La course à la présidentielle est d’ores et déjà lancé…au détriment de la gouvernance de notre pays ?

 

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